Réduire les chutes des bénéficiaires
Ce que vous verrez dans l’article :
Introduction
Chaque année, on compte environ 2 millions de chutes chez les personnes de plus de 65 ans. Leurs conséquences peuvent être graves, puisqu’elles entraînent plus de 130 000 hospitalisations. Pourtant la chute pourrait, dans la plupart des cas, être évitée ou limitée dans sa gravité. Voyons ensemble comment réduire ce risque au maximum.

Sensibilisation
L’information
L’axe 1 du plan national de prévention des chutes des personnes âgées se concentre sur la sensibilisation et l’information des différents acteurs sur les risques de chutes. Il vise à former et à informer les professionnels de santé, les personnes âgées, leurs aidants, les élus et la société civile. Plusieurs actions de sensibilisation sont mises en œuvre pour atteindre cet objectif. Parmi celles-ci, la diffusion de fiches pratiques à tous les acteurs des politiques de l’autonomie. Ces fiches décrivent les profils types des personnes à risque de chutes
et les cinq signes avant-coureurs de chutes dit “avant-chuteurs”, permettant ainsi une identification précoce des individus vulnérables.
Les signes
Les 5 signes « avant-chuteurs » : ce qui fait chuter les personnes âgées
1. L’inactivité physique
2. La peur de la chute
3. La dénutrition
4. La baisse de la vue et de l’audition
5. Les risques du logement
Les connaître, c’est déjà pouvoir agir pour les prévenir.
De plus, des outils de repérage des fragilités sont distribués pour aider à identifier les risques potentiels. Cette stratégie vise à créer une prise de conscience collective et à renforcer la capacité de tous les acteurs à prévenir les chutes avant qu’elles ne surviennent. En informant et en formant de manière proactive, l’axe 1 cherche à réduire le nombre de chutes et leurs conséquences graves, contribuant ainsi à une meilleure sécurité et à une autonomie prolongée pour les personnes âgées.

Prévention
Les techniques
L’axe 3 du plan national de prévention des chutes vise à prolonger la mobilité des personnes de plus de 65 ans en leur proposant un accompagnement pour l’utilisation adéquate des aides techniques à la mobilité. Cet accompagnement inclut des conseils et des formations sur le bon usage de ces dispositifs, essentiels pour maintenir leur autonomie. De plus, pour éviter les risques de rechute après une hospitalisation, les personnes âgées bénéficient
de modules spécifiques de rééducation post-hospitalisation. Ces modules sont conçus pour renforcer leur mobilité et prévenir de nouvelles chutes, en leur offrant un soutien adapté à leurs besoins de récupération. En combinant ces efforts, l’axe 3 cherche à promouvoir une mobilité durable et sécurisée pour les personnes âgées, réduisant ainsi les risques de chutes et améliorant leur qualité de vie.

Téléassistance
Pour faciliter le bien vieillir chez soi en toute sécurité, l’axe 5 met l’accent sur l’accès aux services de téléassistance. Afin de rendre ces services plus accessibles. Cette mesure vise à encourager davantage de personnes âgées à utiliser la téléassistance, contribuant ainsi à leur sécurité quotidienne. De plus, en collaboration avec les gérontopôles et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), un centre de preuves sera construit d’ici 2026. Ce centre se concentrera sur la mise en lumière des aides techniques les plus efficaces pour prévenir les chutes. En rassemblant et en analysant des
données concrètes, le centre de preuves aidera à orienter les futures politiques et initiatives, assurant ainsi que les solutions les plus efficaces sont mises en place pour protéger les personnes âgées et favoriser leur autonomie à domicile.
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